
Beyonttra (acoramidis) 356 mg est remboursé en Belgique à compter du 1er janvier 2026 pour le traitement de l'amylose à transthyrétine (ATTR) de type sauvage ou héréditaire chez les adultes atteints de cardiomyopathie cardiaque ATTR et répondant aux critères de remboursement.
L'acoramidis est un stabilisateur puissant et quasi complet de la transthyrétine (TTR) (stabilisation de la TTR ≥ 90 %), empêchant ainsi le dépôt de monomères de TTR supplémentaires dans le myocarde.
Dans l'étude ATTRibute-CM, l'acoramidis a démontré des bénéfices significatifs sur les critères d'évaluation cardiovasculaires par rapport au placebo après 3 mois de traitement (Judge DP, et al. JACC 2025 mars, 85 (10) 1003–101).
L'acoramidis est désormais le deuxième traitement remboursé pour l'amylose cardiaque ATTR, après le tafamidis (Vyndaqel). Aucune étude n'a comparé directement le tafamidis et l'acoramidis. De plus, les études portant sur ces deux médicaments diffèrent par leur méthodologie, la population incluse et l'analyse statistique utilisée. Le choix du traitement doit être effectué par le cardiologue traitant.
La dose recommandée est de 2 fois 2 comprimés par jour (2 comprimés le matin et 2 comprimés le soir). Une réduction de la dose n'est généralement pas nécessaire en fonction du poids, de la fonction rénale ou d'autres facteurs. Une dose plus faible réduirait l'effet bénéfique sur le pronostic. Les médecins doivent surveiller et encourager le respect de la posologie recommandée. Cependant, les données disponibles sont limitées chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère avec une clairance de la créatinine < 30 ml/min. L'utilisation d'acoramidis n'est pas recommandée chez les patients sous dialyse rénale et ceux présentant une insuffisance hépatique, car l'acoramidis n'a pas été étudié dans ces populations.
Les critères de remboursement de l'acoramidis sont les mêmes que ceux du tafamidis:
En savoir plus sur l'amylose cardiaque: Cardiomyopathies spécifiques